À l’occasion de la commission permanente du vendredi 23 novembre, la Région exige de disposer d’un représentant au sein du Conseil d’administration de Neopolia. Cette demande inédite signifie-t-elle que l’indépendance de Neopolia est remise en cause ? Tout porte à le croire !

Le réseau Neopolia, créé en 1999, regroupe 245 entreprises ligériennes représentant ainsi 32 000 emplois et a pour objectif de fédérer les entreprises afin de mutualiser leurs compétences et de les faire travailler ensemble sur des thématiques communes, au sein de clusters comme la navale ou les énergies marines renouvelables. Pour Christophe Clergeau, Conseiller régional, « la Région a jusqu’à présent toujours encouragé et soutenu des initiatives collectives de chefs d’entreprises qui construisaient ensemble un projet commun. Cette dynamique associative du monde économique est une grande force des Pays de la Loire. Le respect par les élus de l’autonomie de ces démarches est, nous le savons, bien la clé de leur succès ».

« En cherchant à s’imposer au CA de Neopolia, la majorité régionale rompt cet équilibre et s’ingère dans la vie des collectifs d’entrepreneurs. La bureaucratie régionale, soupçonneuse et tatillonne, incapable de faire confiance et de conclure des contrats avec les acteurs régionaux se déploie dans toute sa splendeur. Pas besoin d’être au CA pour demander et obtenir des comptes sur l’utilisation de l’argent public ».

« Les performances de l’association montrent la pertinence du fonctionnement depuis son origine et cette demande va à l’encontre du principe même de Neopolia, qui repose sur la libre organisation des entrepreneurs qui développent ensemble des projets mobilisateurs et créateurs d’emplois. La Région remet en cause l’indépendance de Neopolia au risque de mettre à mal la dynamique des entrepreneurs ! Le flicage détruira la confiance. Demain, à qui le tour ? On ne pourra plus, dans cette région, prendre des initiatives et être soutenu sans hériter d’un commissaire politique ? »

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