Des informations diffusées dans la presse font état des décisions de la Région sur l’harmonisation des tarifs pour les transports scolaires. Ainsi, le tarif proposé serait de 110 € par élève, le troisième enfant étant gratuit. Pour les familles mayennaises, cette décision aura des répercussions importantes puisque le tarif est actuellement de 70 € pour le premier enfant et de 35€ pour le second, soit un manque à gagner de 50 et 75 €.

Depuis un an, nous demandons à la Région de nous dire comment elle compte harmoniser les tarifs dans les transports scolaires sur toute la région. Lors de la dernière session, Viviane Lopez, Conseillère régionale, interrogeait la Présidente de la Région pour connaitre ses intentions. Aucune réponse n’avait alors été apportée. Désormais, on comprend mieux pourquoi maintenant que les nouveaux tarifs sont connus… Pour la Conseillère régionale, « les familles mayennaises vont subir de plein fouet la décision de la Région d’augmenter les tarifs pour le transport de leurs enfants sans qu’aucune aide ou compensation ne soit proposée. Après l’augmentation des tarifs pour les abonnés mensuels dans les TER, c’en est trop pour les familles ligériennes ! »

La Région a-t-elle examiné d’autres hypothèses comme le maintien d’un tarif inférieur en Mayenne ou un étalement dans le temps de la convergence vers un tarif unique régional ?

Pour Jean-Pierre Le Scornet, Conseiller régional, « La Région a choisi d’augmenter considérablement le reste à charge des familles. Les familles ne pourront pas assumer cette hausse des tarifs de 57%. Ce n’est pas possible. Je demande à la Région de revoir sa copie, pour aider les familles qui vont subir cette augmentation. Avec 14 000 élèves transportés, l’enjeu financier est de 1 million d’euros, ce qui est tout à fait dans les capacités financières de la Région. »

« Apparemment Christelle Morançais a choisi le passage en force, elle « assume » et n’entend pas revoir sa position. On croit entendre Édouard Philippe face aux gilets jaunes, la même brutalité, le même refus de l’écoute et du dialogue. Comment peut-on agir ainsi dans le contexte actuel, au moment où s’expriment la colère et la détresse des familles frappées dans leur pouvoir d’achat et inquiètes pour leur avenir. » souligne Christophe Clergeau, président du groupe socialiste, écologiste, radical et républicain.

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