L’entreprise TE Connectivity a annoncé un plan social, qui concerne 140 salariés et la fermeture du site du Monné à Allonnes. Ce projet accompagne une stratégie de délocalisation. Olivier Biencourt et Sophie Bringuy contestent la brutalité de cette décision et demandent à la Présidente de la Région de s’impliquer et d’organiser une table-ronde afin qu’aucun salarié ne reste sans solution.  

En 2008, dans le but de se développer, TE Connectivity a reçu des aides publiques notamment au travers d’une Prime d’Activité du territoire de 700 000 €, que les collectivités, la région des Pays de la Loire, le département de la Sarthe et Le Mans Métropole, ont accompagné. Le projet de développement comprenait alors la réalisation d’un programme d’investissement de 14 M€ et la création de 100 emplois nouveaux en CDI.

Conformément au règlement financier du Conseil régional, 50 % du montant de l’aide, soit 82 500 € pour la seule Région Pays de la Loire, a été versé à la signature de la convention. Suite au retournement de conjoncture de l’activité offshore, l’entreprise n’a pas pu tenir ses engagements. Néanmoins, pour « tenir compte des investissements réalisés et de l’implication financière du groupe TE Connectivity pour le maintien du site sarthois », la Région a décidé, lors de sa Commission Permanente de mai 2017, un abandon de créance. Elle n’a pas demandé le remboursement de ces 82 500 € alors que l’entreprise n’avait pas tenu ses engagements, elle aurait pourtant pu le faire.

Pour Olivier Biencourt et Sophie Bringuy, « Après Candia (Le Lude) il y a quelques années et Arjowiggins (Béssé-sur-Braye et Saint-Mars-La-Brière) en ce moment, c’est un exemple concret des dérives de certaines grandes entreprises régies d’abord par un actionnariat déconnecté de nos territoires et des réalités humaines. Ce projet de délocalisation, qui va entrainer la suppression de
140 emplois, est inadmissible. L’entreprise a une responsabilité vis-à-vis de ses salariés, et plus largement des territoires dont les collectivités l’ont soutenu financièrement. C’est pourquoi, l’abandon de créance décidé par la Région oblige aujourd’hui l’entreprise. Nous demandons à Christelle Morançais de s’investir dans le dossier en organisant, dans les plus brefs délais, une table ronde réunissant tous les acteurs, pour que l’entreprise revienne sur son projet et propose à tous les salariés concernés des solutions sérieuses 
».

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