Nous saluons la décision du Président de la République de nationaliser – provisoirement – les chantiers navals de Saint-Nazaire
. Cette décision doit permettre de trouver une solution durable pour le site en examinant l’ensemble des hypothèses, y compris une solution française et régionale.

Nous nous réjouissons de la décision de l’Etat de faire jouer son droit de préemption. Comme nous l’avons déclaré, le montage plaçant Fincantieri au même niveau – voire au-dessus – du consortium français dans la répartition du capital des Chantiers n’était pas acceptable. Les Chantiers navals de Saint Nazaire ont en effet un intérêt stratégique tant pour Saint-Nazaire, pour la région des Pays de la Loire que pour le pays.

Cette prise de contrôle provisoire doit permettre de trouver une solution durable garantissant, sur le long terme, le maintien et le développement des activités industrielles, de la recherche & développement et in fine de l’emploi à Saint-Nazaire. Fincantieri fait toujours partie des hypothèses à explorer mais il convient de rouvrir les candidatures, par exemple à Damen, et de mettre enfin à l’étude une solution française et régionale, comme nous le demandons maintenant depuis 3 ans. Cette hypothèse nationale et régionale est crédible si l’Etat et la BPI s’engagent dans la durée aux côtés d’un opérateur industriel.

Quelle que soit l’option retenue, elle devra avoir le plein soutien des clients du chantier et comporter un pilier territorial impliquant la Région, les entreprises du territoire, les salariés et les citoyens. Ce pilier territorial sera la garantie que l’avenir des chantiers devra s’écrire avec les acteurs et les habitants de notre région.

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