A l’occasion de la session budgétaire de ce mois de mars, la majorité régionale présente – à quelques semaines seulement des élections – ce qui était devenu l’Arlésienne de ce mandat : la stratégie régionale des mobilités. De ce document sort un enseignement : la droite ne prévoit aucun train supplémentaire en heure de pointe pendant les dix prochaines années et mène une politique qui tourne le dos à celles et ceux qui ont le plus besoin du train au quotidien, notamment les salarié.e.s et les jeunes en formation.

Olivier Biencourt ne cache pas sa déception : « Nous constatons d’abord de réelles et très fortes divergences entre ce que nous propose la droite et notre ambition en termes de transport et de mobilité ». La stratégie régionale prévoit en effet de maintenir à son niveau l’offre en heure de pointe d’ici 2030. Cela signifie qu’il n’y aura pas plus de trains pour les salarié.e.s qui utilisent ce mode de transport pour se rendre au travail. Pour l’élu sarthois, « la droite régionale, qui refuse par ailleurs de mettre en œuvre une tarification spécifiquement dédiée aux salarié.e.s, comme pourrait l’être par exemple le trajet à 1 euro, privilégie les utilisatrices et utilisateurs occasionnels et tourne ainsi le dos à celles et ceux qui ont le plus besoin du train au quotidien notamment les salarié.e.s et les jeunes en formation ».

Pour Olivier Biencourt, un autre aspect essentiel apparaît dans la stratégie régionale des mobilités : « Nous réitérons notre opposition à l’ouverture du réseau TER à la concurrence. La majorité régionale sort en effet du bois puisqu’elle annonce son intention d’ouvrir à la concurrence toutes les lignes du réseau à l’horizon 2032 avec l’objectif clair d’éliminer la SNCF. Nous continuons au contraire de proposer un partenariat renouvelé avec la SNCF comme nous y autorise actuellement la législation ».

« De plus, la majorité n’est absolument pas crédible puisqu’elle annonce vouloir développer un réseau de 50 points de vente et d’information de proximité après avoir validé la fermeture de nombreux guichets dans les gares SNCF de la région », précise le conseiller régional qui complète : « Comment croire que la majorité pourra enfin augmenter de 67% l’offre sur le réseau Aléop d’ici 10 ans après n’avoir acheté aucun train au cours de ce mandat et avoir même vendu plusieurs rames TER à la Région Centre ? A aucun moment n’ont été anticipés les importants investissements dans le matériel ferroviaire qui sont aujourd’hui nécessaires ».

« Les moyens alloués au développement de l’usage du vélo et accessoirement de l’autopartage apparaissent également dérisoires. Un million d’euros par an pendant dix ans pour accompagner les collectivités dans la réalisation de pistes cyclables sécurisées, cela apparaît comme tout à fait insuffisant », ajoute la conseillère régionale Viviane Lopez qui pointe une autre incohérence de la stratégie régionale des mobilités et un point fort de désaccord : « Or, si la Région met trop peu moyens pour accompagner les nouvelles mobilités et les mobilités actives dans les territoires, elle confirme dans le même temps son engagement, en-dehors de son champ de compétences, pour financer des routes et un nouveau franchissement de la Loire ».

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