Manifestement, Christelle Morançais a un problème avec le temps qui passe :

  • 6 mois après son accession à la présidence de la région aucune initiative nouvelle n’est intervenue à l’exception de deux lycées dont la réalisation est renvoyée à la fin du prochain mandat ;
  • Depuis 6 mois, à chaque session les projets sont différés sans explication : plan pour l’orientation repoussé pour la troisième fois, grand raté de la fondation pour le bénévolat, plan pour l’agriculture biologique proposé aujourd’hui alors qu’il aurait pu être voté en janvier ;
  • Le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes a été abandonné par l’État il y a 5 mois et la Région n’a pas été capable de proposer le moindre rebond collectif, la moindre perspective d’avenir pour les Pays de la Loire ;
  • Alors que la loi sur l’apprentissage est désormais devant l’Assemblée Nationale aucune mesure concrète n’est élaborée pour protéger les CFA menacés en Pays de la Loire ;
  • Alors que le transfert des transports par car à la région est effective depuis des mois aucun travail n’est amorcé pour construire une politique globale de mobilité routière et ferroviaire.

Le temps qui passe, c’est aussi la succession des rapports budgétaires qui viennent confirmer ce que nous disons depuis deux ans, les Pays de la Loire sont figés dans l’immobilisme, les politiques d’avenir, notamment dans l’innovation et la recherche sont massacrées, la transition énergétique patine, la dynamique de projet collectif des Pays de la Loire s’essouffle, faute d’impulsion et de soutien du Conseil régional qui rechigne à s’engager aux côtés des acteurs.

L’amélioration de la note Standard & Poors ne s’explique pas d’abord par la bonne maitrise des dépenses de fonctionnement mais par la baisse rapide des dépenses d’investissement. Quand on dépense moins et qu’on a plus de recettes, c’est normal qu’une agence financière se sente rassurée. Dépenser moins en Pays de la Loire, c’est investir moins et ce n’est pas forcément une nouvelle pour la Région et son avenir.

La mi-mandat approche, elle interviendra le 1er septembre 2018, avant la prochaine session. Le temps des bilans approche, la majorité régionale peut encore rectifier le tir.

Nous jugerons cette session autour de cinq demandes que nous porterons avec force :

  • L’inclusion dans le contrat d’avenir pour les Pays de la Loire d’un appel à manifestation d’intérêt pour de nouveaux investissements d’avenir de la région dans l’économie, l’innovation, la recherche et la transition écologique et énergétique. Après l’abandon de Notre-Dame-des-landes, notre région a besoin d’un nouveau récit, de nouvelles ambitions collectives, de nouveaux projets porteurs d’avenir
  •  La tenue des « assises de l’ouest » pour réveiller les coopérations inter régionales assoupies, resserrer les liens entre les 4 « petites » régions de l’Ouest et prioritairement entre la Bretagne et les Pays de la Loire, relancer une dynamique collective après l’abandon de Notre-Dame-des-Landes
  •  L’abandon de la décision absurde de demander un moratoire sur la définition des zones propices pour l’éolien en mer qui signifie renoncer au premier appel d’offre pour l’éolien flottant, et met en danger la transition énergétique de la région, l’avenir de la filière et de ses 1400 emplois
  •  La tenue rapide d’un débat public sur l’ouverture à la concurrence du ferroviaire avant l’engagement de toute nouvelle étape de sa préparation
  •  Un vote du Conseil régional sur la création des deux lycées du Sud-Loire, annoncée sans consultation des élus, avec un calendrier de réalisation avancé de deux ans pour répondre effectivement à l’urgence résultant de la croissance démographique
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