À l’occasion de la session budgétaire du mois de juin 2019, la majorité régionale soumet au vote les crédits nécessaires au remplacement du navire Insula Oya II qui assure la liaison entre Fromentine et l’île d’Yeu, en Vendée. Alors que le choix d’une motorisation plus respectueuse de l’environnement au gaz naturel liquéfié (GNL) était possible, la Région a décidé de retenir une motorisation au diesel. Nous contestons ce choix qui va à contre-courant de la nécessaire transition écologique et énergétique.

La compagnie Yeu-Continent assure les liaisons entre le littoral vendéen et l’île d’Yeu. Sa flotte de navire comporte trois navires : deux navires à grande vitesse (« catamaran ») exclusivement dédiés au trafic des passagers et un navire assurant un service passager et fret : l’Insula Oya II. Au titre de sa compétence transport, la Région doit assurer le remplacement de ce navire, aujourd’hui arrivé en fin d’exploitation.

« Alors que la propulsion au gaz naturel liquéfié est aujourd’hui au point, la Région a fait le choix de retenir une motorisation au diesel pour le futur Insula Oya III. Elle est isolée dans cette position au moment où est livrée la drague Samuel Champlain chargée d’entretenir le chenal de la Loire qui est le premier navire français à utiliser le GNL ; une technologie amenée à se développer dans le transport maritime », explique Jean-Claude Charrier, conseiller régional.

« Retenir ce mode de propulsion pour un navire qui a devant lui une trentaine d’années de service, c’est faire un choix financier contre le climat, c’est aller complètement à contre-courant et ne rien comprendre des enjeux liés à la transition écologique et énergétique », ajoute Jean-Claude Charrier qui précise « le coût écologique de cette décision scandaleuse sera beaucoup plus élevé que le surcoût financier du choix au GNL ».

« La Région a un devoir d’expérimentation et d’exemplarité. Il est incompréhensible de faire preuve d’autant d’aveuglement et de prendre des décisions à si courte vue. La crédibilité de la région comme acteur de la transition énergétique est ruinée par une décision aussi absurde », conclut Jean-Claude Charrier.

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