A travers son Aide Régionale à l’Investissement des Industries Agroalimentaires (ARIAA), la Région finance les industries agroalimentaires. Lors de la commission permanente du 6 juin, la Région a accordé une subvention de 375000€  (+42000€ de FEADER) à la SARL CLEONS conditionnement, située à Haute Goulaine, pour la création d’un atelier de conditionnement de tomates et concombres destinés à l’export. Ce dossier montre qu’il est nécessaire de revenir à un niveau d’exigence plus élevé quant aux projets soutenus. Il est aussi emblématique d’une politique agroalimentaire qui ne prend pas assez en compte les enjeux actuels : sortie du plastique, zéro-déchet, circuits courts. 

À chaque commission permanente, la Région octroie des aides pour les industries agroalimentaires. Pour cela, elle attribue une note sur la base de plusieurs critères comme la taille de l’entreprise, la contribution au maintien ou à la création de l’emploi, ou encore, la contribution à l’amélioration de la performance énergétique ou environnementale. A chaque fois qu’un dossier nous pose question, le projet obtient la note minimale qui lui permet d’obtenir un financement public. Ce dispositif est mis en œuvre de façon trop indulgente pour valider des dossiers qui ne devraient pas l’être. L’aide attribuée à la SARL CLEONS conditionnement est ainsi en complet décalage avec la délibération qui annonce répondre aux « attentes sociétales et environnementales ». En effet, en quoi le soutien régional à un projet de création d’un atelier de conditionnement de tomates et concombres emballés voués à l’export est-il cohérent avec les objectifs de réduction des emballages ou de promotion des circuits courts?

Nous demandons donc à ce que la Région revienne à un dispositif exigeant et réfléchisse à l’intégration de critères pour prendre en compte d’autres objectifs environnementaux comme la diminution des déchets et la lutte contre les suremballages. Nous demandons également la refonte des aides régionales au secteur agro-alimentaire. L’argent de la Région doit être utilisé en priorité vers les démarches les plus locales et les plus vertueuses du point de vue environnemental. Nous souhaitons enfin qu’elle s’engage plus largement sur le lancement d’un débat sur l’évolution des pratiques agricoles et alimentaires comme par exemple sur la question de la culture des tomates bio sous serre

Stéphane IBARRA
Conseiller régional
Conseiller départemental

Marie-Hélène GIRODET
Conseillère régionale

Christophe DOUGÉ
Conseiller régional

 

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