La décision de tenir un referendum local sur le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes reflète la maladie d’un État incapable de décider dans un dossier où toutes les procédures légales ont pourtant été menées à bien. Ce chantier devrait être lancé depuis longtemps.

Le débat sur son opportunité est désormais derrière nous, le referendum est lancé, il faut le gagner, et pour cela se mobiliser dans l’unité. Le Président de la République nous donne l’opportunité de décider à sa place et d’être maître de notre destin, saisissons-là sans ergoter. Un referendum sera plus utile et plus décisif qu’une pétition en ligne, opération de communication politique stérile et politicienne. Qui peut contester la légitimité d’un grand rendez-vous démocratique comme celui-ci ? Ceux qui le feraient perdraient toute crédibilité et toute légitimité. Aujourd’hui, tous les acteurs, favorables ou opposants, doivent accepter le principe du référendum, s’impliquer dans la campagne et s’engager à respecter les résultats quels qu’ils soient.

 La question posée doit être simple : souhaitez-vous le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes ? Chacun comprendra aisément qu’en cas de réponse négative le statu quo prévaudrait malheureusement. Le referendum reposera nécessairement sur une coopération entre l’État et les collectivités locales. À mes yeux, ll doit être organisé à l’échelle de la Loire-Atlantique.

Ce referendum peut et doit être gagné. Le « oui » doit l’emporter car notre responsabilité est de préparer l’avenir de l’ouest pour les 30 ans qui viennent. L’aspiration croissante à une plus grande ouverture sur l’Europe et le monde, le renforcement des échanges internationaux et de la mobilité internationale, dans l’économie, la recherche, la formation, rendent inéluctable une croissance du trafic aérien et la saturation à terme de l’aéroport actuel. Si l’ouest veut défendre ses atouts et donc l’emploi dans le monde d’aujourd’hui, il doit faire le choix de Notre-Dame-des-Landes.

Lors de toutes les élections municipales, départementales et régionales, les forces politiques favorables à ce transfert l’ont nettement emporté. L’opinion publique, telle que mesurée par les sondages, n’a jamais été aussi favorable qu’aujourd’hui. Par ailleurs, une étude réalisée par Harrys-Interactive pour le Parti Socialiste et jamais publiée jusqu’à présent, indiquait que 59% des ligériens étaient favorables au projet à l’échelle régionale, et 65% en Loire-Atlantique. Pour mémoire, le dernier baromètre régional réalisé en octobre 2014 par l’IPSOS, indiquait respectivement 44 % favorables au niveau régional et 59% en Loire-Atlantique.

Pour préparer et réussir ce rendez-vous avec les citoyens, l’unité des partisans du projet doit prévaloir et les querelles politiciennes doivent s’effacer. Chacun doit accepter de jouer collectif, même Bruno Retailleau. J’en appelle donc à la création d’un « comité pour le Oui » qui fédère sans exclusive toutes les forces favorables au transfert. Je m’engagerai pour ma part en première ligne de ce combat car je le crois essentiel pour les régions de l’ouest qui doivent prendre en main leur avenir.

Téléchargez le sondage en cliquant ici

Christophe CLERGEAU

Conseiller régional des Pays de la Loire

Président du groupe socialiste, écologiste, radical et républicain

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