L’actualité de la mobilisation de la jeunesse et la tenue de la commission permanente de la Région ce jour nous amènent à interpeller la majorité régionale autour de deux points :

  • Face à la montée de la précarité des étudiant.e.s, la Région doit, au-delà de ses compétences, s’engager auprès des Centres régionaux des œuvres universitaires et sociales (CROUS) et les aider à renforcer leur action pour mieux accompagner les jeunes,
  • Face au constat de la sous-consommation des crédits régionaux pour les fonds sociaux lycéens, la Région doit relancer une action volontariste pour mieux identifier les situations difficiles et mieux faire connaître les possibilités d’aide. Personne ne peut croire que les besoins n’existeraient pas.

L’actualité nous montre de façon particulièrement dramatique et violente que les jeunes en France, étudiant.e.s notamment, doivent faire face à une précarité parfois terrible et de nature à remettre en question leurs chances de réussite. Nous ne pouvons accepter une telle menace sur l’égalité des chances qui est un des socles du pacte républicain.

Bien entendu, nous dénonçons la politique du gouvernement Macron qui aggrave la précarité étudiante, notamment en divisant par deux le montant des crédits nationaux dédiés aux fonds sociaux lycéens et collégiens en 2020 (de 59 millions à 30,5 millions d’euros !). Cette décision vient s’ajouter à une situation régionale que nous déplorons : celle de la sous-consommation des crédits du Fonds social lycéen régional, souvent vital pour les jeunes et leurs familles. En cette fin d’année, plus de 47 000 € restent en effet disponibles et ne seront pas distribués.

Aussi, nous demandons au Conseil régional des Pays de la Loire de ne pas se résigner face à cet état de fait, ni de rejeter la responsabilité sur les établissements comme le fait la majorité. Il est urgent et nécessaire de mettre en place des mécanismes efficaces afin de faire connaître largement ce dispositif aux familles susceptibles d’y avoir droit et de lutter contre ce phénomène du non-recours aux aides sociales.

Lors de la crise qui a frappé le pays entre 2008 et 2011, la majorité régionale de gauche avait renforcé son action en soutien au CROUS en mobilisant des moyens humains pour mieux recueillir et traiter les demandes et en abondant des fonds d’aide à ces structures. Face aux alertes, nombreuses et grandissantes, qui émaillent le pays et la région, le Conseil régional doit prendre ses responsabilités et mettre en œuvre, concrètement, des actions nouvelles pour lutter contre la précarité chez nos jeunes.

Christophe CLERGEAU
Conseiller régional
Président du groupe SERR

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