Annoncé pour le début de l’été dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités, le plan Vélo a enfin été dévoilé en présence de quatre ministres, aujourd’hui, à Angers. Ce plan vélo est bien décevant et le budget alloué ne permettra pas de répondre aux attentes des usagers.

 

Pour Denis La Mache, conseiller régional du groupe socialiste, écologiste, radical et républicain, « si les objectifs annoncés sont louables – passer de 3% de déplacements en bicyclette à 9% en 2024 –, les moyens alloués ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ».

Les associations d’usagers demandaient un effort de 200 millions par an et 200 parlementaires – dont beaucoup de la majorité – réclamaient une enveloppe de 350 millions d’euros sur quatre ans. Malheureusement, le gouvernement d’Edouard Philippe et son nouveau ministre de la transition écologique François de Rugy n’ont pas suivi ces propositions et ne mettent sur la table que 350 millions d’euros sur sept ans en appui des collectivités territoriales pour l’aménagement des infrastructures.

Surtout, le principe d’une indemnité kilométrique obligatoire pour les déplacements à vélo – sur le modèle de ce qui existe déjà pour les déplacements en transport en commun – est purement et simplement abandonné au profit d’un dispositif forfaitaire non contraignant… et en outre non cumulable avec le dispositif transport en commun !

Enfin, l’Etat se décharge complètement sur les collectivités territoriales pour ce qui concerne d’éventuelles aides ou primes à l’acquisition de vélo à assistance électrique.

En somme, estime Denis La Mache, « le plan Vélo constitue un rendez-vous manqué qui vient confirmer l’abandon de toute forme d’ambition écologique de la part du gouvernement. Pour autant, cette situation ne doit pas exonérer le Conseil régional des Pays-de-la-Loire de ses responsabilités. En la matière, les élus du groupe Socialiste, écologiste, radical et républicain ont fait des propositions fortes dont Mme Morançais pourrait utilement s’inspirer ».

Share This

Partagez l'article !