En proposant de lancer une nouvelle politique de soutien à l’équipement des polices municipales et des systèmes de télésurveillance, la Présidente de la Région des Pays de la Loire commet une double faute.

Une faute contre la démocratie, car une Présidente en poste n’a pas le droit d’instrumentaliser l’institution régionale pour mener campagne. Or quel serait un autre sens possible pour une annonce déclenchée aussi tardivement et qui n’a aucune chance de déboucher sur des décisions concrètes avant la fin du mandat ?

Une faute contre les citoyen.ne.s, car non seulement Christelle Morançais fait miroiter une intervention qui n’existera pas, mais en engageant 3 millions d’euros et en plafonnant son intervention à 50 000 € – soit le coût d’une ou deux caméras -, elle se limite à un affichage totalement inefficace.

Priorité à la communication sur l’action, dispersion et saupoudrage des interventions étaient des maux connus de l’action régionale. Christelle Morançais y rajoute le détournement de l’institution régionale pour mener campagne en multipliant les promesses démagogiques plutôt que de rester concentrée sur l’action face aux crises qui frappent cruellement les habitant.e.s des Pays de la Loire.

Christophe Clergeau, conseiller régional, Président du groupe SERR

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