Qu’est que ce qu’un plan pour l’orientation s’il n’a pas d’objectifs concrets et pas de moyens financiers ? Un plan pour rien ! C’est ce que nous regrettons amèrement. Après avoir attendu plus d’un an, nous aurions aimé avoir quelque chose de plus qualitatif. Ce plan nous laisse perplexes.

Nous considérons qu’il est déstructuré et pauvre :
• Il ne prend pas en compte l’aspiration des individus et se contente de répondre aux besoins ponctuels de main d’œuvre des entreprises. Ce n’est pas suffisant,
• Il n’intègre pas la notion d’accompagnement de chaque citoyen tout au long de sa vie, quel que soit son âge et sa situation,
• Il ne fait pas de la question des stages pour tous une priorité, alors que cela devrait être un droit universel,
• Il ne traite pas de la question de la qualité de l’information sur les métiers et les formations, pourtant au cœur des nouvelles compétences régionales.

Le plan pour l’orientation est donc extrêmement décevant et très déconnecté des réalités humaines et sociales. Ce sujet fondamental, en particulier pour l’avenir des jeunes suppose une stratégie, de la cohérence, de la lisibilité et du concret. La majorité régionale semble avoir agi dans la précipitation. Le CESER le dit d’ailleurs dans son avis où il dénonce « le fait de ne pouvoir donner un avis sur le plan d’action sur l’Orientation. Il déplore l’organisation des ateliers dits participatifs lors de La Journée du Grenelle de l’Orientation. Ce défaut de concertation laisse penser que les décisions étaient déjà prises et risque de conduire à une démobilisation des acteurs ».

Ce plan ne sera efficace ni pour les entreprises, ni pour la capacité de chacun à construire son projet de vie.

 

 Retrouvez la vidéo de Violaine LUCAS

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