La majorité régionale a publié, en procédure d’urgence, son plan pour l’orientation. Ce texte fait suite au Grenelle de l’orientation qui s’est tenu au début du mois mais qui n’a pas permis l’expression de tous les acteurs. Ce plan pour l’orientation nous laisse donc perplexes : il se contente d’énoncer 22 mesures, sans aucune stratégie ou vision globale, sans aucun objectif, sans aucun budget soumis au vote des élus.

Régulièrement, nous faisons des propositions pour un véritable plan en faveur de l’orientation tout au long de la vie. Jusque-là, la majorité régionale se cachait derrière le prétexte d’un cadre législatif incertain dans l’attente de la loi de septembre qui tardait à venir. Mais que s’est-il passé entre septembre et maintenant ? Pas grand-chose ! Le texte proposé au vote des élus est très en deçà des attentes.

Jean-Claude Charrier, Maï Haeffelin, Thierry Violland et Violaine Lucas déplorent que le plan pour l’orientation soit aussi déstructuré et pauvre et notamment :

  • que l’orientation soit réduite aux besoins ponctuels de main-d’œuvre des entreprises sans se soucier des aspirations des individus ;
  • que la majorité ait renoncé à présenter l’orientation comme un champ des possibles large et ouvert pour chacun.e ;
  • que les stages pour tou.te.s ne soient pas défendus comme un droit opposable et universel;
    qu’aucun observatoire des métiers et des compétences ne soit mis en place pour appréhender les transitions numériques et écologiques qui transforment le monde du travail ;
  • que la qualité de l’information sur les formations et métiers ne soient pas une préoccupation essentielle en lien avec les DRONISEP et CIO alors que c’est une compétence nouvelle du Conseil régional.

 

Violaine Lucas : « Le plan pour l’orientation est donc extrêmement décevant et est très déconnecté des réalités humaines et sociales. Ce sujet fondamental, en particulier pour l’avenir des jeunes suppose une stratégie, de la cohérence, de la lisibilité et du concret. La majorité régionale  semble avoir agi dans la précipitation. Nous regrettons que les commissions « éducation » et « formation professionnelle » n’aient pas travaillé ensemble pour définir une stratégie globale pour l’avenir. Ce plan ne sera ni efficace pour les entreprise, ni pour la capacité de chacun à construire son projet de vie.»

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