Depuis plusieurs mois, médecins et personnels urgentistes sont mobilisé.e.s en Pays de la Loire et partout en France pour protester contre la situation extrêmement préoccupante qui frappe leurs services. Ils dénoncent des conditions de travail et d’accueil des patient.e.s qui ne sont pas dignes de notre système de santé. Nous voulons redire ici que nous soutenons pleinement leurs revendications.

Lors de la dernière session du Conseil régional, les 20 et 21 juin, nous avions soumis en ce sens un vœu à l’assemblée régionale. Rappelant le manque de moyens matériels et humains dévolus aux services d’urgences des hôpitaux français face à une fréquentation qui a doublé en vingt ans, nous proposions à la majorité régionale d’interpeller l’Etat sur la nécessité d’entreprendre une redéfinition globale de notre système de santé afin de répondre à la crise de la médecine libérale et du service public hospitalier, étroitement imbriqués.

Ce vœu ayant été rejeté par la Présidente, Christelle Morançais, et sa majorité, nous tenons à lui rappeler la responsabilité qui est celle du Conseil régional, de veiller à un maillage territorial fort en termes d’offre de soins et de lutter contre les déserts médicaux. Puisque la majorité régionale refuse d’interpeller l’Etat à ce sujet, nous souhaitons relayer la colère des personnels et des patients frappés de plein fouet par ces pénuries de moyens, à Nantes, au Mans, à Saint Nazaire et ailleurs.

Le gouvernement doit, sans plus attendre, ouvrir un cycle de négociations et donner au service public des urgences, dans tout le pays, les moyens de fonctionner.

Eric Thouzeau
Conseiller régional

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