La Région décide de venir en aide aux commerçants et artisans touchés par le mouvement des gilets jaunes, et c’est heureux ! La mesure principale est une aide directe en faveur des entreprises de moins de 10 salariés qui ont subi une perte de chiffre d’affaires d’au moins 30%. Cette subvention sera versée avec un taux de prise en charge de 50% du préjudice subi avec un plafond de 10000€. Par ailleurs, le préjudice sera estimé sur la perte entre le 1er novembre 2018 et le 28 février 2019, en comparaison avec l’année précédente.

« Soutenir les commerçants et les artisans, c’est bien, faire en sorte que cela soit efficace et utile, c’est mieux ! »

Christophe Clergeau

« Nous saluons la décision de la majorité de venir en aide aux commerçants et aux artisans. Toutefois, nous estimons que cette aide est trop complexe et trop restrictive pour être efficace » explique Christophe Clergeau, « En effet, la Région des Pays de la Loire est la seule à conditionner sa subvention au fait d’avoir connu une perte de 30% du chiffre d’affaire. La Région Auvergne-Rhône Alpes a fixé ce seuil à 20% et la Région Occitanie intervient dans tous les cas à partir du moment où les dépenses d’investissements figurent dans une plainte ou dans une déclaration de sinistre. Par ailleurs, nous estimons que la limite des entreprises de moins de 10 salariés est trop limitative. L’Occitanie a fixé la barre à 30 salariés et la Région Auvergne-Rhône Alpes ne propose pas de plafond. Soutenir les commerçants et les artisans, c’est bien, faire en sorte que cela soit efficace et utile, c’est mieux ! »

Pour Olivier Biencourt, « il est nécessaire d’adapter ce dispositif pour permettre aux commerçants et artisans d’en être plus largement bénéficiaires. Si pour calculer le préjudice subi, il faut tenir compte des pertes du chiffre d’affaires sur la période entre novembre et février, en le comparant avec celui de l’année précédente, cela risque d’entraîner des situations territoriales différentes. Il risque alors d’y avoir une inadéquation entre le dispositif et la réalité du terrain : les villes qui ont subi des pertes sur des périodes plus courtes risquent d’en être écartées : c’est le cas au Mans et cela nous inquiète. C’est le sens de notre amendement qui permettra davantage de souplesse. »

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