A l’occasion de la commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire du vendredi 8 février, la majorité régionale a décidé de tourner la page du centre Beautour de La Roche-sur-Yon en votant la dissolution de la Société publique locale « Pays de la Loire Environnement et Biodiversité » qui portait la structure. Nous regrettons vivement cette décision qui envoie un très mauvais signal vis-à-vis de la sensibilisation à la biodiversité.

Stéphane Ibarra constate en premier lieu que « si une réflexion sur l’avenir du site et ses axes de développement était peut-être nécessaire, le centre régional Beautour avait néanmoins réussi à trouver sa place dans le paysage des acteurs de la biodiversité depuis son inauguration en juin 2013 ».

Le conseiller régional précise par ailleurs que « sans laisser à ce projet encore jeune le temps de faire ses preuves et de grandir, la nouvelle majorité régionale a fait le choix, lors de son installation fin 2015, de lui couper les ailes en supprimant 40 000 euros de crédits dès la première année. La décision de dissoudre la SPL éclaire donc au grand jour le dessein initial de la majorité : celui de liquider purement et simplement le centre ».

« Si la Région a récemment voté une stratégie régionale pour la biodiversité, les choix qu’elle définit viennent contredire cette ambition au moment même où toutes les Régions de France se dotent d’agences de la biodiversité », relève en outre Stéphane Ibarra.

Ce dernier explique enfin que « sans se soucier de l’avenir, sans évidemment veiller à ce que des activités éducatives relatives à la biodiversité demeurent sur le site, et sans aucune concertation, la Région a décidé de céder unilatéralement le site à l’Agglomération de La Roche-sur-Yon qui n’avait rien demandé et qui peine à trouver une solution. Surtout, la Région ne peut de la sorte s’affranchir de ses obligations à l’égard des salariés du centre. Elle doit donc expliquer comment elle compte les accompagner et la manière dont elle entend poursuivre son action en faveur d’une meilleure connaissance de la biodiversité ».

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