Le changement climatique est là et ses effets se font chaque année plus sensiblement sentir. Il y a urgence à agir et à mobiliser les initiatives à toutes les échelles de la prise de décision des politiques publiques. L’État n’est pas le seul à pouvoir entreprendre ; les collectivités ont aussi un rôle essentiel à jouer.
Or, face à cette urgence, la Région des Pays de la Loire semble tétanisée et incapable d’apporter des solutions pour répondre à ces mutations profondes qu’elle a pourtant le devoir d’accompagner à son niveau. Pire, elle prend trop souvent des décisions qui vont à rebours de la nécessaire transition écologique.
C’est le cas en matière de politique agro-alimentaire ou encore de transports. La Région dispose pourtant des leviers nécessaires. Elle possède depuis 18 mois la compétence sur les transports et devrait être en mesure d’impulser des solutions nouvelles pour inventer des mobilités plus propres et utiles à nos concitoyens. Cette transition écologique et énergétique ne pourra en effet se faire au détriment de celles et de ceux qui disposent des revenus les plus fragiles. Là encore, le bilan est particulièrement négatif.
Ce durcissement des critères d’attribution exclut 1 000 ménages chaque année qui auraient pu bénéficier des aides à la rénovation énergétique de leur logement. Le programme « transition énergétique »
a ainsi vu ses crédits baisser de 80% depuis 2015 ! La majorité a complètement baissé la garde ! Elle a choisi d’attendre l’arme au pied la fin du mandat…

 

Motorisation du navire Insula Oya III : un choix politique !

La Région doit prochainement remplacer l’Insula Oya II, navire de transport passager et fret qui assure la liaison entre l’île d’Yeu et Fromentine. Pour cet investissement de 20 millions d’euros, la majorité régionale a retenu une motorisation diesel alors qu’une motorisation moins polluante, au gaz naturel liquéfié, est possible. Cette technologie est mûre : de nombreux navires en sont déjà équipés.
C’est par exemple le cas en mer Baltique, en mer du Nord et sur la Loire où navigue la drague Samuel de Champlain. En retenant cette solution pour un navire dont le temps de service sera d’une trentaine d’années, la majorité régionale va complètement à contre-courant des enjeux liés à la transition écologique et énergétique et fait donc un choix contre le climat.

 

                  Alimentation : s’engager pour des pratiques plus vertueuses

Marie-Hélène Girodet a interpellé la Présidente de la commission « agriculture », Lydie Bernard, pour savoir ce qu’elle envisage pour intégrer des critères plus vertueux dans l’attribution de subventions aux industries agroalimentaires. En effet, la subvention de 800 000€ (FEADER inclus) attribuée récemment à CLEONS conditionnement, pour investir dans les emballages des concombres et des tomates, est un non-sens écologique. Lydie Bernard a répondu qu’il fallait en effet évoluer mais que ça allait se faire petit à petit. Cela fait trois ans que nous alertons et que nous demandons d’engager une réflexion et d’agir. Il n’est désormais plus possible d’attendre.

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