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Depuis le début de la crise que nous traversons, nous avons soutenu les mesures d’urgence mises en place par l’exécutif régional.
Le « plan de relance » devait être une nouvelle étape de l’action régionale, qui prenne pleinement en compte les conséquences de la crise. Si nous sommes sorti.e.s de l’urgence sanitaire, nous sommes en effet confronté.e.s à une terrible urgence sociale, économique et climatique. Nous avons abordé la préparation de ce plan avec ouverture et bienveillance, nous y avons contribué en transmettant à la Présidente, dès le 5 juin, nos propositions.
Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur. La copie de l’exécutif n’a pas su reprendre les contributions issues des acteurs, ni celles du CESER, ni celles des minorités du Conseil régional. Ce plan de 145 mesures, sans priorité ni stratégie, se disperse dans de multiples directions et risque d’avoir peu d’impact. Parfois, il n’est même pas financé et on ne sait rien de sa mise en oeuvre.
Surtout, il n’est pas à la hauteur des urgences : alors que les Pays de la Loire risquent de comptabiliser plus de 100 000 chômeur.euse.s supplémentaires d’ici à la fin de l’année, la Région ne se donne les moyens de n’en accompagner que 7 000. Quand le CESER dénonce les limites des prêts aux entreprises, la Région s’enferme dans cette modalité et renonce à une initiative puissante pour renforcer leurs fonds propres, seule manière pourtant de les aider à survivre dans la durée. Alors qu’au moins 40 000 jeunes en Pays de la Loire sont en situation de décrochage scolaire, la Région refuse de se positionner et renonce à un plan de soutien des jeunes et des familles.
Notre déception est grande, notre inquiétude aussi pour notre Région qui a su faire face à la crise sanitaire mais ne sait pas répondre à la crise sociale et économique qui vient.
Notre inquiétude se porte aussi, bien sûr, sur les citoyen.ne.s, les associations et les entreprises qui ne trouvent pas auprès du Conseil régional le soutien dont elles et ils ont besoin.

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