À partir du 2 décembre prochain, à Châteaubriant, des agents de l’intercommunalité assureront les missions d’accueil, d’information et de vente qui étaient jusqu’ici celles d’un agent de la SNCF. Après avoir avalisé la fermeture de ce guichet SNCF et donc la suppression du poste de l’agent en question, la Région décide de financer à hauteur de 20 000€ par an les rémunérations des nouveaux agents d’accueil recrutés par l’intercommunalité. Nous dénonçons l’incohérence de cette décision.

En vertu de la convention qu’elle a signée avec la SNCF, la Région a accepté la fermeture de 99 000 heures d’ouverture de guichets dans les gares des Pays de la Loire sur une période de trois ans. Parmi elles, on compte la gare de Châteaubriant qui perdra son agent SNCF le 2 décembre prochain. Face à cette situation, la communauté de communes de Châteaubriant-Derval a décidé de créer une maison des mobilités, installée au sein de la gare de Châteaubriant, où elle compte recruter et installer deux agents territoriaux intercommunaux (1,6 équivalent temps plein) pour un total de 50 000€ de fonctionnement par an. Pour financer les salaires de ces agents, l’intercommunalité – qui contribue à hauteur de 10 000€ – a sollicité la Région Pays de la Loire qui pour sa part abondera à hauteur de 20 000 euros par an ! À cette somme s’ajoutent également 20 000€ au titre du fonds européen de développement régional (programme LEADER) qui ne sont généralement pas destinés à ce type d’initiative.

Viviane Lopez, conseillère régionale des Pays de la Loire explique : « Si la Région considérait le service rendu par la SNCF comme utile aux habitants, pourquoi a-t-elle donc accepté de le voir disparaître ? Mon sentiment est que la Région aurait dû se battre davantage pour conserver l’existant. Le résultat final est en outre ubuesque : la Région accepte de voir disparaître un agent rémunéré par la SNCF… puis de payer afin qu’il soit immédiatement remplacé ! Enfin, on a pu constater que dans les rares endroits où les agents SNCF ont été remplacés par d’autres acteurs – par exemple privés, comme à Saint-Gilles-Croix-de-Vie – la qualité du service rendu n’est pas équivalente ».

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