Depuis plusieurs jours désormais, les ténors de la droite régionale – de la Présidente du Conseil régional, Christelle Morançais, au président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau – n’ont de cesse de fustiger les grévistes et de demander l’instauration d’un service minimum. Nous dénonçons ces attaques répétées contre une liberté fondamentale garantie par notre modèle démocratique.

Le droit de grève est un moyen légal, reconnu par la Constitution de la Ve République, qui vise à appuyer les revendications des salarié.e.s dans le cadre d’un conflit social. Il est, en outre, très encadré par le code du travail qui fixe des dispositions, notamment au regard du respect de certains délais de préavis.

Les attaques répétées lancées contre le droit de grève et les grévistes par le gouvernement et la droite régionale emmenée par Mme Morançais et M. Retailleau n’ont qu’un but : affaiblir une mobilisation contre une réforme des retraites qui suscite un large rejet dans tout le pays. Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait baisser la fièvre. Le droit de grève constitue une liberté fondamentale installée au cœur du pacte républicain et qui ne saurait pour cette raison être remise en cause.

Nous attendons de la Présidente de la Région qu’elle soit à l’écoute des Ligérien.ne.s qui se mobilisent pour défendre leurs droits, et non qu’elle se détourne de l’action régionale pour relayer les initiatives de Bruno Retailleau, président d’un groupe politique au Sénat.

Eric THOUZEAU
Conseiller régional

 

 

 

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