Le 1er juillet prochain, la directive européenne Travel entrera en vigueur. Cette directive va avoir des conséquences importantes pour les séjours de vacances ou les accueils de loisirs gérés par des structures privées, car elle les obligera à justifier d’une garantie financière, comme c’est déjà le cas pour les agences de voyages, par exemple. Cette directive créera donc des problèmes de trésorerie pour les structures concernées, les empêchant de remplir leurs missions sociales. Nous demandons que la Région organise un tour de table pour trouver des solutions, notamment par la création d’un fonds de garantie.

En effet, la directive européenne adoptée en novembre 2015 a pour but de protéger les touristes européens contre les abus ou les défaillances des agences de voyages ou de séjours touristiques, notamment en vue de rembourser les clients. Jusque-là, les séjours de vacances, les accueils de loisirs bénéficiaient de dérogations qui leur permettaient de ne pas avoir besoin de garantie financière. À partir du 1er juillet, ils y seront contraints. Or, ces structures qui accueillent des jeunes ont un rôle social puisqu’elles permettent, chaque année, à des milliers d’enfants et de jeunes de partir en vacances, ce qu’ils ne pourraient pas faire autrement.

Pour Christophe Clergeau, Président du groupe, « Cette directive européenne leur fait courir un risque majeur. Notre rôle est de soutenir ces structures pour qu’elles continuent à organiser des séjours qui permettent souvent à des jeunes d’avoir accès à des vacances, ce qui n’est malheureusement pas toujours possible. C’est pourquoi, nous proposons que le Conseil régional organise un tour de table avec les structures concernées, afin de trouver des solutions comme la création d’un fonds de garantie pour aider les entreprises à faire face à ces problématiques et à ne pas être fragilisées ».

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