Le Conseil régional a adopté, jeudi 21 décembre, la nouvelle convention Région-SNCF pour l’exploitation du réseau TER. Cette convention comporte de réelles avancées mais témoigne également d’un manque d’ambition régionale qui entraîne de réelles limites.

La convention TER adoptée ce jour comporte sans conteste des avancées pour les usagers. C’est particulièrement le cas du système de bonus/malus appliqués à la SNCF pour les trains en retard et/ou supprimés. Elle comporte également un nouvel indicateur de qualité, intégrant les conditions de voyage. Cela va dans le bon sens. Néanmoins, ces avancées se heurtent à de réelles limites de la nouvelle convention.

La première concerne le nombre de trains et fait directement écho aux ventes décidées ces derniers mois. La convention prévoit, à l’horizon 2022, moins de trains et un nombre de places stable proportionnellement à l’offre. Ce nombre est évidemment en baisse par rapport à ce qui avait été prévu dans le précédent mandat. En clair, pas de réponse concrète aux problèmes de surcharge aux heures de pointe, que subissent les usagers en Pays de la Loire !

La deuxième limite tient à la baisse prévue du nombre d’agents, tant dans les guichets (dont plusieurs à vocation à disparaitre) que dans les trains.

La troisième principale limite est liée au manque d’ambition régionale sur l’offre de trains. La seule augmentation de l’offre est liée au cadencement et à la virgule de Sablé, confirmation de décisions prises dans le précédent mandat.

En somme, pas de réelle ambition sur l’offre, un nombre de places en baisse par rapport à ce qui était prévu dans le précédent mandat, et une grille tarifaire inconnue… pour notre groupe, le compte n’y est pas. Nous nous sommes donc abstenus sur ce rapport.

Olivier BIENCOURT
Conseiller régional des Pays de la Loire

 

 

 

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