Consensus et autosatisfaction ne sont pas de mise, la Région doit se remobiliser.

Le Premier Ministre, le Préfet et la Présidente de la Région ont signé ce matin le contrat d’avenir. Lorsque le principe du contrat d’avenir avait été adopté, nous avions souligné qu’il n’était pas assez précis et complet. La présentation faite par le Premier Ministre nous donne raison. Pour nous, le consensus affiché ce matin est artificiel tant les manques sont importants.

Bien entendu, nous ne nions pas que plusieurs avancées existent, comme le soutien renforcé aux projets en faveur de l’industrie du futur et de la santé de demain, le nouveau mode de signalisation ferroviaire permettant de faire circuler plus de trains ou encore les investissements pour le barreau sud en Île-de-France.

La priorité absolue, pour nous, est d’avancer rapidement sur l’amélioration de l’aéroport actuel et la préparation de son avenir, et de répondre aux attentes aux communes et des populations directement impactées. Or, les travaux qui devaient être réalisés par Vinci ne sont ni chiffrés, ni programmés. Le flou est total sur la stratégie d’avenir pour la plateforme. Aucun objectif précis n’est fixé pour la desserte de l’aéroport et surtout, le contrat d’avenir ne fait aucune mention de Saint Aignan de Grandlieu, Rezé et Bouguenais, principales communes touchées. De manière incompréhensible, l’État est incapable de fixer le niveau de dotation nécessaire pour le fond de compensation destiné aux riverains, aux entreprises et aux équipements publics, alors que les maires du territoire lui ont communiqué depuis longtemps les informations nécessaires.

Ce contrat d’avenir est peut-être une étape utile, mais en aucun cas un aboutissement. L’autosatisfaction généralisée qui prévalait ce matin est inappropriée. Ce qui domine, c’est le flou des engagements pris et l’absence de réponse concrète pour les enjeux spécifiques de Nantes Atlantique et du Sud-Loire. Ces points ont été douloureusement absents dans l’expression de la Présidente de la Région ce matin. Elle doit sans tarder se remettre au travail et remettre la pression sur le Gouvernement. 

Christophe CLERGEAU

Président du groupe

Conseiller régional

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