Lundi 2 juillet, le parlement des territoires s’est réuni à l’Hôtel de Région pour adopter le contrat d’avenir suite à l’abandon du transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes. À cette occasion, Eric Thouzeau est intervenu au nom du groupe socialiste, écologiste, radical et républicain pour expliquer l’abstention du groupe sur ce contrat d’avenir. En effet, nous estimons que ce contrat d’avenir est en fait un mandat de négociation accordé à la Présidente de Région, mais pas un contrat d’avenir dans le sens où il ne prépare pas l’avenir de la région, mais se contente de faire un catalogue de propositions émanant de toutes les collectivités territoriales de la Région.

Christophe Clergeau, Président du groupe, estime que « l’idée de faire un contrat d’avenir n’est pas une mauvaise idée, mais cela doit être au service d’un projet d’avenir pour le Grand Ouest. Malheureusement, la mobilisation collective est insuffisante et ce contrat n’est ni plus, ni moins, qu’une interpellation de l’Etat. Or, l’avenir du Grand Ouest dépend d’abord de nous, de tous les élus, et de toutes les forces vives des deux régions Bretagne et Pays de la Loire. Nous ne pouvons pas rester attentistes par rapport à l’État et nous devons construire l’avenir ! »

Lors du parlement du territoire, Eric Thouzeau a estimé que ce contrat d’avenir était « une longue liste de dossiers, de propositions le plus souvent justes et pertinentes, mais jamais hiérarchisées. Cette liste à la Prévert – sans la belle poésie de Prévert – où chacun a glissé sa revendication créera donc demain beaucoup de déceptions. Les demandes sont trop nombreuses et pas toujours réalistes, l’absence de toute priorisation donne à l’Etat toute liberté de faire les choix à notre place ».

Pour le groupe socialiste, écologiste, radical et républicain, le volet infrastructures et mobilités pourrait être acceptable même s’il n’y a pas de hiérarchisation et pas de nouvelles pistes d’innovation dans ce domaine. En revanche, Eric Thouzeau estime que « les autres volets, notamment sur l’économie de la connaissance, témoignent d’une grande faiblesse et se limitent à rappeler pour l’essentiel des projets déjà sur les rails, des projets d’ailleurs souvent ralentis depuis deux ans du fait des choix budgétaires du Conseil Régional. »

A plusieurs reprises, notre groupe a fait des propositions concrètes, notamment avec le lancement d’un appel à projets pour détecter et financer des nouveaux investissements d’avenir régionaux dans les domaines de l’innovation, l’enseignement supérieur, la recherche d’une part et de la transition énergétique et écologique d’autre part ; ou encore, des assises de l’Ouest pour renforcer l’interrégionalité, oubliée de ce contrat d’avenir. En vain.

Pour Christophe Clergeau, « la volonté de notre groupe de concourir à l’unité des Pays de la Loire est totale. Mais le souci compréhensible d’arriver à un rassemblement ne doit pas nous conduire au silence. Le texte est trop faible et manque trop d’ambition pour que nous puissions le voter ».

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