Les conséquences économiques de l’épidémie de CoVid-19 sont déjà lourdes et font peser une menace importante sur notre économie et nos entreprises, et donc sur l’emploi. L’ensemble des acteurs concernés doit être mobilisé pour les protéger, à commencer par le Conseil régional qui détient la compétence dans le domaine du développement économique.

La situation sanitaire que nous connaissons en France, en Europe et dans le monde se traduit et va se traduire par des chutes brutales de l’activité et donc du chiffre d’affaires des entreprises de toutes tailles. Face à ce constat qui est déjà partagé par l’ensemble des acteurs, un seul mot d’ordre doit s’appliquer partout : pas une seule entreprise, pas un seul emploi ne doit disparaître pour de pures raisons conjoncturelles et souvent de trésorerie.

Ainsi, pour s’en prémunir, nous proposons à la Présidente du Conseil régional des Pays de la Loire quatre mesures d’urgence qui ont déjà fait leurs preuves lors de la crise financière de 2008 :

  • Réactiver une cellule « entreprises en difficulté » pilotée conjointement par la Région et l’Etat, permettant de traiter en temps réel les situations les plus graves mettant en danger un grand nombre d’emplois,
  • Compléter le financement du chômage partiel pour mettre en œuvre le principe « former plutôt que licencier » et garder les salarié.e.s sans activité dans l’entreprise,
  • Renforcer et mobiliser les outils de garantie pour assurer, en lien avec les banques, la trésorerie des entreprises,
  • Remettre en place les prêts régionaux de redéploiement industriel, qui ont aidé à sauver des milliers d’emplois lors de la crise de 2008 en permettant aux entreprises de disposer de volumes financiers importants en prêts, avec des différés de remboursement de minimum 2 ans afin de traverser les moments difficiles et de conserver toutes leurs chances de rebond.

Ces mesures, complémentaires avec la mobilisation qui se met en place au niveau national, donneraient à nos entreprises des outils pragmatiques et rapidement disponibles pour traverser au mieux cette nouvelle crise et préserver leurs compétences et leurs emplois. L’urgence de la situation appelle solidarité, dialogue et pragmatisme et nous sommes prêts à prendre notre part à cette œuvre commune.

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