Depuis des mois, nous pointons le ralentissement de la machine régionale, notamment dans les politiques d’avenir  telles que l’éducation, la recherche et l’innovation. Après le compte administratif 2016, la Commission permanente d’aujourd’hui nous apporte malheureusement la preuve de ce que nous avancions : dans de nombreux domaines les budgets ne sont pas affectés, signe d’un Conseil régional qui tourne au ralenti.

La Commission permanente du vendredi 29 septembre est l’avant-dernière de l’année 2017. Les enveloppes budgétaires devraient donc être largement affectées. Or les chiffres montrent que la Région cale sur nombre de ses politiques. C’est particulièrement le cas dans le domaine du développement économique, de l’innovation et de la recherche. Pour les programmes de recherche régionaux et interrégionaux, 74% de l’enveloppe budgétaire n’a pas été affectée à des projets. Pour le soutien à l’innovation, ce chiffre atteint 81% ! Il y a désormais urgence car après cette Commission permanente il n’en reste plus qu’une en 2017.

Dans le domaine de l’éducation, les chiffres sont là-aussi très inquiétants. Alors que seuls
19 M€ avaient été votés au budget primitif pour les travaux dans les lycées en 2017 (contre 105 M€ en 2015), plus de 8 M€ n’ont pas été affectés à ce stade, soit 42%. C’est incompréhensible au regard des besoins dans les établissements. Même les priorités affichées, tels que les territoires ruraux, pâtissent de ce ralentissement : près de 50% de l’enveloppe « développement des territoires » n’est toujours pas attribuée (soit près de 42M€) ! Peu à peu, la Région s’immobilise, elle ne lance plus de nouveaux projets stratégiques, elle ne soutient plus les nouvelles initiatives dans les territoires. Le Conseil régional s’enferme dans la stricte gestion et renonce à préparer l’avenir. Notre Région court aujourd’hui le risque d’un grand décrochage.

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