Cette session a été marquée par le nombre très réduit de délibérations soumises aux élus alors que de nombreux défis sont pourtant devant nous. Sur le contrat d’avenir censé compenser l’abandon du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le compte n’y est pas. Les engagements financiers de l’Etat sont très faibles, ceux de la Région inexistants ; et ils viennent pour l’essentiel confirmer des projets déjà engagés. Plus grave, certains territoires sont complètement oubliés, tels la Mayenne et la Sarthe. Ce contrat d’avenir n’en est donc pas un et ne constitue pas un rebond collectif proposant une vision d’avenir pour le territoire.

L’éducation et l’orientation sont les autres grandes oubliées au moment où les familles s’inquiètent de la réforme du lycée et où les lycéens définissent leur orientation. La Région doit imaginer des solutions innovantes en termes de mobilités, d’inclusion sociale et d’accompagnement des parcours de formation. Sur l’impact du « Brexit » pour la Région, sur les mobilisations des citoyens (gilets jaunes, marches et mouvement des jeunes pour le climat), la majorité se refuse à toute initiative, à tout débat et n’envoie aucun signal.

Face à une perspective de croissance économique qui montre des signes de faiblesse, rien n’est sur la table pour la filière aéronautique ou la filière automobile pourtant confrontée à une transition complexe du diesel vers d’autres modes de propulsion. Il faudrait pourtant anticiper un éventuel essoufflement et amorcer de nouveaux projets d’avenir. En somme, la majorité régionale est hors-sol, enfermée dans la gestion routinière de ses compétences.

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