La reprise du chantier STX de Saint-Nazaire s’accélère et les épisodes se succèdent. Hier, la presse annonçait que l’État pourrait devenir actionnaire majoritaire. Quelques heures plus tard, le Gouvernement contredisait cette information tout en annonçant son intention de peser dans le choix du repreneur.

Le récent rebondissement du dossier avec l’hypothèse d’une vente globale des chantiers navals de STX vient spectaculairement confirmer ce que je défends depuis des mois : rien ne sert d’attendre en pariant sur la bienveillance des acteurs concernés, nous devons anticiper et promouvoir nos solutions pour défendre l’emploi et l’ancrage des compétences à Saint-Nazaire.

J’ai toute confiance dans l’État, moins dans STX Groupe, et je ne veux pas que l’histoire s’écrive sans nous, car le chantier nous appartient à tous.

C’est pourquoi, je réaffirme la nécessité d’un pilier territorial dans le futur capital du chantier autour de la région, avec la participation des PME, des citoyens et des salariés. C’est la seule garantie possible du respect de nos intérêts. Bruno Retailleau est dans l’erreur quand il évoque une participation de la région en mode défensif « si absolument nécessaire ». Il nous condamne à être spectateurs au lieu d’être acteurs de notre destin. Pour défendre l’emploi la région doit changer de cap sur ce dossier. C’est urgent car les risques sont là, bien présents.

Christophe Clergeau
Président du groupe
Conseiller régional

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