« Il y a désormais urgence pour sauver Cordemais. Défendre 2 000 emplois directs et indirects et assurer la sécurité énergétique des Pays de la Loire devrait être la priorité de la Région qui doit désormais sortir de l’immobilisme et prendre l’initiative » déclare Christophe Clergeau. « Les salariés et la direction font le choix de la conversion biomasse, c’est un choix courageux que nous soutenons, la Région a la responsabilité d’élaborer un schéma régional de la biomasse, la priorité doit aller à l’approvisionnement de Cordemais ».
La centrale thermique de Cordemais vit aujourd’hui dans l’incertitude, suite à la décision de l’État de fermer les tranches charbon en 2023 et à la hausse considérable de la taxe carbone prévue au 1er janvier 2017. Pour Violaine Lucas : « le principe de cette taxe est louable, mais elle doit être équitablement répartie et le calendrier doit être révisé ».

Suite à l’expérimentation menée en 2015, les salariés et la direction de la centrale ont lancé un important travail de recherche et développement sur la possibilité de convertir la centrale et de recourir à la biomasse. « Pour aller plus vite au bout de cette démarche, la centrale a besoin d’un soutien régional. Nous demandons au Président du Conseil régional de s’engager à leurs côtés et de faire voter dès la commission permanente du 30 septembre une enveloppe financière pour ce projet » explique Violaine Lucas, Conseillère régionale.
La Région doit également prendre rapidement l’initiative d’un groupe de travail fédérant tous les acteurs régionaux concernés pour construire une filière d’approvisionnement de la centrale de Cordemais qui mobilise la biomasse de l’Ouest et identifie des ressources complémentaires car celle-ci sera probablement insuffisante.
« Il n’y a pas de temps à perdre, au-delà des discours sur la transition énergétique, la Région a ici l’occasion de passer aux actes, c’est un moment de vérité important » souligne Emmanuelle Bouchaud, Conseillère régionale.
Cette démarche de mobilisation régionale doit aussi permettre d’explorer d’autres pistes de solutions complémentaires en développant la recherche et l’innovation autour du mix énergétique de Cordemais (notamment la piste des combustibles solides de récupération…).
« La centrale de Cordemais est l’affaire de tous. En tant que chef de file sur l’énergie et le climat, la Région doit organiser la mobilisation générale et porter la transition énergétique et écologique tout en s’assurant de la sauvegarde de l’emploi local », conclut Emmanuelle Bouchaud, Conseillère régionale.

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