Nos propositions et interpellations

Nous avons proposé…

3 millions € pour la ligne Alençon – Le Mans
Depuis le début de l’année, les trains fonctionnent au ralenti sur le tronçon Alençon-Le Mans et la fréquentation ne cesse de décroître. Un programme de rénovation estimé à 94 M€ a été présenté par SNCF Réseaux, dont une première tranche de 3M€ pour limiter les ralentissements. Elle doit être réalisée au plus vite pour permettre aux usagers de retrouver des conditions de circulation acceptables. Nous avons donc proposé, avec les élus écologistes, un amendement visant à inscrire 3 M€ pour son financement. Refus de la majorité qui estime qu’il n’y a pas urgence et préfère attendre le contrat d’avenir avec l’État. Les usagers apprécieront.

Un débat public sur l’ouverture à la concurrence des TER
La majorité régionale poursuit son chemin vers l’ouverture à la concurrence des TER en Pays de la Loire sans en étudier les effets. Lors de cette session, elle a voté un appel à manifestation d’intérêt visant à demander aux opérateurs privés quelles lignes les intéresseraient et dans quelles conditions. Notre Région fait du zèle en la matière puisque c’est la 2ème à adopter une telle délibération. Face à cette approche dogmatique, nous avons demandé une étude approfondie des implications de l’ouverture la concurrence et un réel débat public. C’est l’avenir du service public ferroviaire régional qui est en jeu. Nouveau refus de la majorité.

Un observatoire des services publics
Nombre de territoires en Pays de la Loire, ruraux comme urbains, subissent une désertification croissante des services publics. Écoles, guichets, bureaux de poste, hôpitaux… sont autant de services qui, pour certains habitants de notre région, deviennent de plus en plus difficilement accessibles. C’est une inégalité majeure entre citoyens de la République qu’il est impératif de combattre. Nous avons donc proposé à la Présidente de doter la Région d’un observatoire des services publics pour disposer d’une vision précise de la réalité et élaborer en conséquence le futur schéma régional d’aménagement du territoire (lire notre vœu). Refus de la majorité.

Un grand plan vélo régional
La majorité emmenée par Christelle Morançais a décidé de célébrer en grande pompe le départ du Tour en France en Pays de la Loire. C’est une bonne chose… mais ce n’est pas suffisant. Le Tour devrait être l’occasion de mettre en avant le vélo, non seulement comme sport mais aussi comme moyen de transport du quotidien. C’est un enjeu majeur pour l’environnement, la santé mais aussi la décongestion et la lutte contre l’enclavement. Nous avons donc proposé à la Présidente un grand plan vélo régional. Elle a refusé notre vœu… mais a accepté d’en présenter un lorsque le plan vélo national sera adopté. Nous y veillerons !

 

Nous avons interpellé…

Fermeture des maisons de l’emploi : l’inquiétude grandit
Depuis plusieurs mois, l’inquiétude grandit dans de nombreux territoires, notamment les territoires ruraux, déjà fragilisés par un contexte économique difficile. Récemment, nous avons appris la fermeture de la maison de l’emploi Derval – Châteaubriant ainsi que celle de Saumur. Viviane Lopez a interrogé la Présidente pour savoir comment la Région comptait agir pour les soutenir. Des comités de territoires vont être mis en place pour étudier les situations avec les élus et les acteurs concernés. Nous veillerons à ce que ces comités apportent des réponses concrètes.

Que fait la Région pour la ligne Châteaubriant-Rennes ?
La ligne Châteaubriant-Rennes fait partie des petites lignes aujourd’hui menacées. Elle nécessite d’importants travaux (évalués à 42 M€) mais ces derniers sont suspendus aux décisions de l’État et de la Région des Pays de la Loire. Sur le tronçon Rennes-Retiers, le Conseil régional de Bretagne a pris ses responsabilités et s’est engagé à financer la moitié des travaux. Sur la partie Châteaubriant-Retiers en revanche, Christelle Morançais refuse de se positionner avant de connaitre la participation de l’État. Suite à notre interpellation, la majorité a réitéré ce refus. Il faut poursuivre la mobilisation !

Les brèves de session

Les brèves de session

Plan bio : il faut aller plus loin ! Cela fait six mois que nous proposions un plan pour soutenir l’agriculture bio ! Léger retard à l’allumage pour la majorité qui nous propose un catalogue de ce qui se fait déjà. Notre groupe salue toutefois l’engagement financier de 3,2 millions d’euros pour soutenir les conversions et le maintien en agriculture bio, même si cela ne suffira pas pour répondre à tous les besoins.

Vœu pour la centrale de Cordemais L’État a confirmé en décembre dernier la fermeture de l’ensemble des centrales à charbon d’ici 2022. Les Pays de la Loire risquent d’être impactés puisque la Centrale de Cordemais génère 1500 emplois directs et indirects. Face à cette menace, la direction et les salariés ont engagé un projet ambitieux de conversion de la centrale à la biomasse, soutenu de longue date par notre groupe. L’État doit aujourd’hui permettre à ce projet d’aboutir en lui donnant le temps et les moyens. C’est le sens du vœu voté par le Conseil régional lors de la dernière session.

Le Centre Beautour, un cadeau de 8 millions d’€ ! Le Centre Beautour va être généreusement donné à La Roche-sur-Yon agglomération ! C’est ce que nous avons récemment appris et cela a été confirmé dans l’hémicycle suite à une intervention de Stéphane Ibarra. En réponse, des élus de la majorité régionale ont reproché à l’ancienne majorité de manquer d’ambition. Une plaisanterie quand on sait que cela vient de ceux qui ont liquidé et sacrifié le Centre Beautour, alors même que partout en France les Régions sont en train de créer des agences de la biodiversité. ⇒ Voir l’intervention de Stéphane Ibarra

Les chiffres nous donnent raison : la Région tourne au ralenti

Les chiffres nous donnent raison : la Région tourne au ralenti

La session du mois de juin est un moment de vérité puisque la majorité y présente son compte administratif, c’est-à-dire l’ensemble des dépenses et des recettes de l’année précédente. Ces données permettent de voir quelle est la réalité des chiffres. Et ces derniers nous donnent raison : le Conseil régional est bien à l’arrêt sur les investissements d’avenir.

Alors que la Région a largement bénéficié de la bonne conjoncture en 2017 (cf. encadré), elle n’en a pas profité pour préparer l’avenir et renforcer les actions en direction des territoires les moins dynamiques pour éviter que les écarts ne se creusent.

De nombreuses lignes ont ainsi subi des coupes massives en 2017, parmi lesquelles :
• Grands équipements de recherche : -63%
• Transition énergétique et logement : -28%
• Développement des territoires : -36%
• Aide à la mobilité des jeunes en Europe : -21%
• Formation des demandeurs d’emploi : -10%
• Vie associative : -40%

Pire, le compte administratif montre que dans certaines politiques clefs telles que l’innovation, les montants affectés fin 2017 ont été très éloignés de ce qui avait été annoncé en début d’année. Dans le cas de la recherche, la majorité n’a même pas fait la moitié de ce qu’elle avait voté.

Comme l’a souligné Frédéric Béatse en séance : « Cela montre que la majorité a brisé une dynamique de projets. Les acteurs ne se tournent plus vers la Région car elle n’impulse plus rien ! ».
Malheureusement, Christelle Morançais semble décidée à poursuivre sur cette voie en 2018. Elle fait prendre du retard à la région alors que sa responsabilité est au contraire d’organiser son rebond. Il faut réagir !

⇒ Voir l’intervention de Frédéric BEATSE

Où en est le « dégraissage du mammouth régional » ?

Poursuivant la ligne démagogique de sa campagne électorale, la majorité régionale s’entête à entretenir le mythe d’une mauvaise gestion de l’équipe précédente. Pourtant les chiffres montrent le contraire. Bien loin du « dégraissage de mammouth » annoncé, les dépenses de personnel ont encore progressé de 3 millions € en 2017 et l’ensemble des charges de structures n’ont été réduites que de 0,07%…
L’amélioration de certains ratios financiers, en 2017, n’est donc pas due à une meilleure gestion mais bien à la bonne conjoncture (+ 50 millions € de recettes par rapport aux prévisions) et à une forte baisse des investissements (-44 millions €).

 

Coup de frein sur l’éolien en mer :  La décision la plus absurde du mandat!

Coup de frein sur l’éolien en mer : La décision la plus absurde du mandat!

Comme le plan « industrie du futur » l’année dernière, le plan « Ambition maritime » a été sévèrement jugé par les représentants d’entreprises, de syndicats et d’associations, membres du CESER. Comme eux, notre groupe considère que c’est une liste à la Prévert de choses déjà existantes, mais qui ne propose aucune vision d’avenir. Le plus inquiétant, dans ce plan, est la décision de demander un moratoire sur la définition des zones qui pourraient accueillir des parcs éoliens flottants et posés. La Région décide ainsi de tourner le dos aux énergies marines renouvelables. Elle est la seule le faire. Pourtant, notre région est particulièrement concernée avec les deux projets de parcs éoliens posés au large de Saint-Nazaire et des îles vendéennes et plus de la moitié des emplois de la filière. Il est donc urgent de déterminer les zones propices pour construire les parcs éoliens flottants, comme la Bretagne l’a déjà fait. Les énergies de la mer ne peuvent avancer sans consensus avec les usagers de la mer et en premier lieu avec les pêcheurs. Mais il n’est pas besoin pour cela de décréter un moratoire, signal négatif dangereux pour l’avenir de la transition énergétique régionale et de l’emploi. Si la Région va jusqu’au bout de sa logique, cela signifie qu’elle renonce aux objectifs de production d’énergies renouvelables qu’elle a elle-même fixés (100% de sa consommation électrique à horizon 2050). Elle fragilise également des centaines d’emplois et renonce, de fait, à sa place de leader dans ce domaine. Un véritable coup de tonnerre !

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