« Il y a des trains », chantait Charles Aznavour…

Que ce soit à Chalonnes-sur-Loire, à Evron, à Vertou les fermetures – nombreuses – de guichet SNCF sur tout le territoire des Pays de la Loire suscitent des difficultés pour les usagers. Car s’il ne s’agit pas de nier les évolutions réelles des modes de consommation, il faut comprendre qu’au cœur d’une politique de mobilités, les guichets SNCF rendent un service, et un service précieux à une population éloignée des outils numériques.
A travers sa convention avec la SNCF, la Région peut et doit garantir cet accès. Elle doit être plus exigeante !
La Région est aussi trop timorée là où elle peut directement agir. Nous avons une nouvelle fois proposé d’inscrire les 3M€ de crédits d’avance des financements de l’Etat pour engager sans tarder les indispensables travaux sur la ligne ferroviaire Alençon Le Mans. Si la présidente Christelle Morançais a reconnu l’urgence – elle l’a dit aux côtés des Présidents des régions Centre-Val de Loire et Normandie ainsi qu’au congrès des maires de la Sarthe – elle refuse avec entêtement cette solution… qu’elle avait pourtant retenue s’agissant de la ligne Clisson Cholet ! Les finances de la Région permettraient cet effort.
Frileuse, la Région l’est encore en matière de transition écologique alors que la question des nouvelles mobilités est centrale dans la problématique du climat. Alstom a fait rouler le premier train à hydrogène en Allemagne. Il nous faut désormais engager résolument la Région dans ce grand enjeu pour demain afin qu’en France le premier train à hydrogène puisse être ligérien !
Comme le chantait Charles Aznavour, « il y a des trains » et il faut souhaiter qu’il y ait encore longtemps des trains en Pays de la Loire !


Retrouvez la vidéo d’Olivier Biencourt
“La Région doit agir pour améliorer la qualité du service public ferroviaire”

 

 

Future tarification des transports scolaires : que nous cache-t-on ?

Depuis le 1er septembre 2017, ce sont les Régions qui sont compétentes en matière de transports scolaires en lieu et place des Départements. Il existe en Pays de la Loire cinq tarifications différentes avec des écarts allant du simple au double (de 70€ à 150€). Or, la majorité régionale a – enfin ! – annoncé pour la fin de l’année un règlement qui fixera les conditions de l’harmonisation de la tarification dans les transports scolaires en 2019. Si ce règlement est soumis au vote de l’assemblée régionale en fin d’année, c’est que l’ensemble du dispositif est déjà fixé. Nous avons demandé à connaître sans tarder la politique tarifaire qui sera appliquée afin de savoir les conséquences financières concrètes sur le porte-monnaie des familles. La majorité régionale, par la voix de son vice-président Roch Brancour, a refusé de répondre. L’importance de cette question justifie une pleine et complète transparence. Que nous cache-t-on ?

Soutien aux réfugiés et demandeurs d’asile : la Région a aussi un devoir de solidarité !

La situation des demandeurs d’asile et des réfugiés est difficile à Nantes comme dans d’autres villes de la région. Tous les élus de la République ont un rôle à jouer. C’est leur devoir de soutenir les associations et les collectivités qui accompagnent les réfugiés et les demandeurs d’emploi. C’est pourquoi nous avons proposé à Christelle Morançais de créer un dispositif pour soutenir ces associations et collectivités qui œuvrent pour un accueil digne et humaniste. Il s’agissait d’attribuer une aide de 1000€ par demandeur d’asile ou réfugié, plafonnée à 50 000€ par bénéficiaire. La Région a refusé notre demande en estimant que ce n’était pas le rôle de la Région. Un argument que nous n’acceptons pas puisque ce n’est pas plus le rôle des mairies. Toutes les collectivités ont un devoir de solidarité ! Comme le dit Carine Ménage, Conseillère régionale, « Le refus catégorique de la majorité régionale d’envisager la création d’un tel dispositif montre qu’elle n’est pas à la hauteur des enjeux et qu’elle manque à son devoir de solidarité avec les migrants mais aussi vis-à-vis des collectivités engagées ».

Transition écologique : une politique régionale vert pâle !

” Cette session était placée sous le signe de la transition écologique. Deux rapports étaient soumis à l’assemblée régionale : la stratégie régionale pour la biodiversité d’une part, le plan de prévention et de gestion des déchets et le plan économie circulaire d’autre part. L’exercice s’avère indispensable au regard de l’urgence environnementale à laquelle nous sommes de plus en plus violemment confrontés. Mais la manière dont la Région a mené cet exercice interroge sur le degré de prise de conscience de la majorité.
Sur la méthode, d’abord. En programmant ces débats le jeudi 18 octobre, entre 21h et minuit, la Région n’a indéniablement pas donné à ces questions la priorité et la visibilité qu’elles méritaient.
Malgré leur taille imposante, ces rapports sont trop légers sur les propositions et l’accompagnement des acteurs locaux. Quant à l’élaboration de ces plans, si les acteurs du secteur semblent avoir été correctement consultés, nous considérons qu’il n’y a pas eu de véritable concertation. Les élus minoritaires n’ont ainsi à aucun moment été associés ni même informés. C’est regrettable car nous avions des propositions que nous aurions pu soumettre.
Sur le fond, ensuite. La stratégie régionale biodiversité et les deux plans déchets et économie circulaire répondent à une obligation légale, ne procèdent pas de la volonté de la Région, et ne fixent que trop peu d’objectifs. Ainsi, sur la base du constat que la production des déchets est essentiellement le fait du monde économique (80%), il faut fixer des objectifs adaptés, notamment en direction du secteur du bâtiment. L’impact de certaines pratiques agricoles sur la biodiversité est patent. Alors que 50% des paysans de la Région partiront à la retraite dans les 10 ans, c’est là une occasion de favoriser l’installation de jeunes paysans, formés à de nouvelles pratiques, conscients que la biodiversité est un atout et non une contrainte.
Il faut en fait imprégner chacune des politiques publiques régionales d’un engagement durable et il faut surtout mettre les moyens budgétaires en face. Or, nous n’en sommes pas encore là. C’est pourquoi nous considérons que le rendez-vous est en partie raté. “

Dominique Amiard et Eric Thouzeau,
Membres de la commission Territoires, ruralité, santé,
environnement, transition énergétique, croissance verte et logement

 

 

 

Trois questions à Frédéric Beatse, membre de la commission des finances

Que retenez-vous de cette session ?
La majorité a donné ses orientations budgétaires pour l’année 2019. Or, celles-ci ne donnent pas beaucoup de perspectives. On sait que les dépenses seront contenues à une augmentation de 1%, que la capacité de désendettement s’élèvera à 6,5 années à la fin du mandat  (1,1 année de plus qu’en 2015) et que la promesse des 100 M€ d’économies ne sera pas tenue. Les orientations budgétaires doivent donner une information complète aux élus régionaux. Malheureusement, ce n’est
pas le cas. Cette année encore, nous constatons l’absence de plan pluriannuel d’investissements détaillé.
La Région avance dans le brouillard et sans cap.

Comment expliquez-vous cette situation ?
La majorité régionale est dans la seule gestion comptable. Quand on n’a pas de projets, il est évident qu’on ne dépense pas. L’absence de vision transpire. Alors que cette session était pourtant placée sous le signe de la transition écologique, la Région n’a donné aucun signal budgétaire fort pour engager notre territoire vers un nouveau modèle de développement permettant d’amortir les effets du changement climatique. La bonne santé financière de la Région permettrait pourtant d’accélérer et de créer les conditions d’une dynamique durable dans ce domaine.

Quel bilan faites-vous de la politique régionale à mi-mandat ?
La Région renonce à préparer l’avenir. Elle renonce à faire de la transition écologique une priorité. Le marchand de sable est passé et déverse du sable dans les yeux des Ligériens pour les endormir. Bonne nuit les petits ! En juin, nous expliquions que c’était la dernière année utile du mandat. À ce rythme-là, 2018 sera une année inutile pour les Pays de la Loire !

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