Pacte éducatif régional

Pacte éducatif régional

C’est fait ! La note d’orientation du nouveau Pacte éducatif régional a été adoptée, ce vendredi 17 mars, par la majorité régionale. Un Pacte éducatif a minima, prônant une vision erronée et réactionnaire de la jeunesse, ainsi que de la citoyenneté.

Avec ce pacte, Bruno Retailleau et sa majorité effectuent un tournant idéologique très marqué et passent totalement à côté des grands enjeux pour nos jeunes. Notre groupe s’est fortement mobilisé contre ces choix datant du siècle dernier :

o Disparition de pans entiers des programmes d’actions éducatives : rien sur l’Europe et l’international, sur l’environnement, sur la santé sexuelle, sur la lutte contre les discriminations, sur la promotion sociale, sur l’esprit critique, sur l’égalité hommes-femmes, sur les enjeux numériques, sur l’éducation aux médias. Seuls restent l’estime de soi et la lutte contre les addictions. La jeunesse et la citoyenneté sont vues par le petit bout de la lorgnette…

o Aucune prise en compte de l’environnement des jeunes : il n’y a rien sur l’autonomie, sur l’accès à la santé, sur les transports, sur l’engagement associatif, sur l’ouverture à la culture, sur leur participation aux décisions.

o Un retour en arrière idéologique : la majorité régionale adopte une vision dirigiste des actions éducatives en laissant moins d’autonomie aux établissements scolaires dans le choix des actions éducatives. De plus, la citoyenneté des jeunes est absente au profit d’une vision plus traditionnelle de l’éducation.

o Création du label « lycées tricolores » pour certains établissements modélisés autour des valeurs de la République. Nous ne pouvons accepter qu’une telle stigmatisation puisse exister entre les établissements de notre région. Tous les lycées partagent le triptyque républicain et n’ont pas besoin de la définition de celui-ci par la majorité régionale.

Bruno Retailleau, par ce pacte éducatif incomplet, fait le choix d’une vision étroite de la jeunesse, imposant le repli sur soi, dans une période qui appelle à l’ouverture. C’est pourquoi, nous avons déposé un amendement pour poursuivre ce chantier, et ainsi compléter cette note par d’autres volets. Malheureusement, cet amendement a été rejeté. La droite n’ira pas plus loin et soumettra au vote des élus, un pacte éducatif régional d’un autre temps, celui des pensionnats d’antan.

Industrie du futur : un plan qui fait l’unanimité contre lui !

carréindustriedufuturLors de la dernière session, la majorité régionale a adopté un plan régional pour l’industrie du futur critiqué non seulement par les groupes d’opposition mais aussi par les représentants des entreprises, des salariés et des associations des Pays de la Loire. Ces derniers, représentés au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESER) des Pays de la Loire ont en effet pointé un texte « parfois ambigu ou imprécis », « qui ne permet pas de voir se dessiner une vision pour l’industrie du futur » et qui « génère une certaine frustration ». Plus généralement, les acteurs s’étonnent, comme nous, d’un texte qui se concentre uniquement sur la robotisation des PME et oublie tous les autres éléments clés de la révolution industrielle en cours (internet des objets, réalité virtuelle, design, numérisation de la chaine de valeur…). L’organisation et l’amélioration des conditions de travail sont, elles-aussi, totalement absentes tout comme les questions énergétiques et environnementales ! A croire que la droite s’est trompée de rapport… ou de titre !

Comment expliquer un tel raté ? L’absence totale de concertation avec les acteurs est probablement une des réponses. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé un amendement introduisant l’idée d’un 2e volet du plan qui serait présenté en juin. La Région aurait ainsi pu combler les nombreuses lacunes de son texte en organisant une large consultation avec tous ceux qui font l’industrie du futur en Pays de la Loire. Nous étions également prêts à participer activement à ce travail.

Malgré les critiques de toutes parts, Bruno Retailleau et son équipe ont préféré rejeter cette main tendue et s’enfermer dans leurs certitudes. C’est un véritable regret pour notre groupe et une forme de rupture avec le monde économique. Notre région est en pointe sur l’industrie du futur mais la droite risque de lui faire prendre du retard… ce sont les emplois de demain qui sont en jeu !

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