Transports ferroviaires et scolaires : une rentrée ratée !

A l’occasion de cette session budgétaire, nous avons demandé à la majorité régionale des explications sur les difficultés importantes qui ont émaillé la rentrée, dans les trains comme dans les cars scolaires : suppression de nombreuses heures d’ouverture des guichets SNCF dans les gares (99 000 heures sur trois ans), fermetures sèches de certains d’entre eux, augmentation du coût de l’abonnement au train pour les usagers des TER (+7€ en 2018, +7€ en 2019, +7€ en 2020), lancement à marche forcée de la procédure d’ouverture à la concurrence sans garantie du maintien d’une offre de qualité sur nos lignes, difficultés d’inscription sur la plate-forme en ligne pour les élèves transportés par autocars, délais et erreurs dans la délivrance des titres de transport, harmonisation tarifaire du transport scolaire en trompe l’œil, hausse de l’abonnement pour certaines familles, retard de livraison des gilets haute visibilité aux enfants… Plutôt que de reconnaître les problèmes, la majorité régionale a préféré les minimiser et démentir les constats que nous avons réalisés partout sur le territoire régional. Pourtant, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait tomber la fièvre !
Nous avons donc mis sur la table une proposition qui se veut constructive : la création d’une mission d’information et d’évaluation transpartisane, au sein du Conseil régional, pour tirer les enseignements et trouver les solutions. La majorité a pris acte et soumettra cette proposition au vote de l’assemblée régionale lors de la prochaine session budgétaire de la collectivité, en décembre. Nous serons particulièrement vigilants sur les suites qui seront données à cette affaire !

Interview : Agenda 22 – trois questions à Carine Ménage

Quelles sont les actions mises en place par la Région pour les personnes porteuses de handicap depuis le début du mandat ?
Honnêtement : pas grand-chose ! Mis à part quelques subventions de-ci de-là à certaines associations le manque d’ambition de la majorité concernant les personnes en situation de handicap est accablant. Nous avons profité de la session pour interpeller la Présidente sur le sujet et pour lui demander, de manière urgente, de relancer l’Agenda 22 régional.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste un Agenda 22 ?
Il s’agit d’un plan d’actions pour faciliter l’inclusion, élaboré dans un cadre proposé par l’ONU.
En 2013 nous avions fait le choix d’en élaborer un après de nombreuses concertations avec les acteurs régionaux concernés par le handicap. Cet Agenda 22 constituait un point de départ pour faire de notre région un territoire plus inclusif, au-delà des seules compétences du Conseil régional. Mais la nouvelle majorité a choisi d’enterrer cette base de travail et d’ignorer ce que nous avions alors mis en place.

Que proposez-vous pour faire des Pays de la Loire un territoire plus « inclusif » ?
Pour nous il est urgent de relancer l’Agenda 22. Il s’agit d’un véritable enjeu majeur et transversal pour notre Région et nous considérons que la majorité régionale peut et doit faire plus pour les Ligériens en situation de handicap, notamment en termes d’égalité au travail ou encore d’accessibilité dans les transports, les lieux culturels, le sport, les établissements d’éducation et de formation.
Nous avons choisi de concerter des acteurs du territoire afin d’établir des propositions concrètes autour de l’Agenda 22 pour la prochaine session budgétaire du Conseil régional qui aura lieu en décembre. Nous sommes preneurs de tous les retours d’expériences ou de toutes les idées et qui pourraient venir enrichir nos propositions. Ensemble, travaillons tous, vraiment, pour une région inclusive !

La majorité régionale tétanisée face à l’urgence écologique

La majorité régionale tétanisée face à l’urgence écologique

Le changement climatique est là et ses effets se font chaque année plus sensiblement sentir. Il y a urgence à agir et à mobiliser les initiatives à toutes les échelles de la prise de décision des politiques publiques. L’État n’est pas le seul à pouvoir entreprendre ; les collectivités ont aussi un rôle essentiel à jouer.
Or, face à cette urgence, la Région des Pays de la Loire semble tétanisée et incapable d’apporter des solutions pour répondre à ces mutations profondes qu’elle a pourtant le devoir d’accompagner à son niveau. Pire, elle prend trop souvent des décisions qui vont à rebours de la nécessaire transition écologique.
C’est le cas en matière de politique agro-alimentaire ou encore de transports. La Région dispose pourtant des leviers nécessaires. Elle possède depuis 18 mois la compétence sur les transports et devrait être en mesure d’impulser des solutions nouvelles pour inventer des mobilités plus propres et utiles à nos concitoyens. Cette transition écologique et énergétique ne pourra en effet se faire au détriment de celles et de ceux qui disposent des revenus les plus fragiles. Là encore, le bilan est particulièrement négatif.
Ce durcissement des critères d’attribution exclut 1 000 ménages chaque année qui auraient pu bénéficier des aides à la rénovation énergétique de leur logement. Le programme « transition énergétique »
a ainsi vu ses crédits baisser de 80% depuis 2015 ! La majorité a complètement baissé la garde ! Elle a choisi d’attendre l’arme au pied la fin du mandat…

 

Motorisation du navire Insula Oya III : un choix politique !

La Région doit prochainement remplacer l’Insula Oya II, navire de transport passager et fret qui assure la liaison entre l’île d’Yeu et Fromentine. Pour cet investissement de 20 millions d’euros, la majorité régionale a retenu une motorisation diesel alors qu’une motorisation moins polluante, au gaz naturel liquéfié, est possible. Cette technologie est mûre : de nombreux navires en sont déjà équipés.
C’est par exemple le cas en mer Baltique, en mer du Nord et sur la Loire où navigue la drague Samuel de Champlain. En retenant cette solution pour un navire dont le temps de service sera d’une trentaine d’années, la majorité régionale va complètement à contre-courant des enjeux liés à la transition écologique et énergétique et fait donc un choix contre le climat.

 

                  Alimentation : s’engager pour des pratiques plus vertueuses

Marie-Hélène Girodet a interpellé la Présidente de la commission « agriculture », Lydie Bernard, pour savoir ce qu’elle envisage pour intégrer des critères plus vertueux dans l’attribution de subventions aux industries agroalimentaires. En effet, la subvention de 800 000€ (FEADER inclus) attribuée récemment à CLEONS conditionnement, pour investir dans les emballages des concombres et des tomates, est un non-sens écologique. Lydie Bernard a répondu qu’il fallait en effet évoluer mais que ça allait se faire petit à petit. Cela fait trois ans que nous alertons et que nous demandons d’engager une réflexion et d’agir. Il n’est désormais plus possible d’attendre.

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