À la veille de la plénière de l’apprentissage organisée par le Conseil régional et dans un contexte difficile où les Régions ont été écartées de la compétence « apprentissage », notre groupe s’inquiète vivement des conséquences opérationnelles de la réforme et demande à la Région de lancer en urgence une étude d’impact permettant ce cerner tous les risques pour les apprentis, pour les CFA et pour la Région elle-même, ses personnels et ses politiques.

La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 août 2018 est dorénavant votée et sera mise en œuvre à compter du 1er janvier 2019. Elle prive les Régions de leur compétence en matière d’apprentissage au seul bénéfice des branches professionnelles qui seront à la manœuvre pour la carte des formations et l’ouverture des Centres de formation des apprentis (CFA). Les politiques se décideront depuis un organisme, France Compétences, qui devra début 2019, en trois mois et en s’appuyant sur 4 représentants de toutes les Régions de France, se livrer à une analyse des cartes de formation, des besoins des entreprises et des centres de formations à l’échelon territoriale.

« Nous sommes très inquiets des conditions de mise en œuvre de cette réforme. Des politiques utiles vont devoir s’arrêter, des CFA vont être mis en danger, et les apprentis vont en payer les conséquences. La Région Pays de la Loire doit rapidement faire connaître ses intentions et dire clairement ce qu’elle compte faire. Elle le doit aux apprentis, aux CFA, et aux entreprises des Pays de la Loire. Elle doit notamment préciser ce qu’elle continuera de faire, ou pas, en direction des apprentis et de leur famille qui sont légitimement inquiets. Pour permettre cette clarification, nous demandons qu’une étude d’impact soit rapidement lancée et que des décisions soient prises dans la foulée afin de rassurer rapidement les familles et les jeunes sur les intentions de la Région quant aux actions éducatives, aux aides aux apprentis, aux mobilités, etc. Notre devoir est aussi de donner des réponses aux personnels dont les missions sont menacées. Ce travail d’étude d’impact doit être mené dans la transparence et en association avec toutes les parties prenantes. » explique Violaine Lucas, Conseillère régionale.

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