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C’est une session bien particulière qui s’est tenue ce vendredi 16 octobre. Particulière par son format : une visioconférence organisée dans la précipitation, après que plusieurs membres de l’exécutif régional, dont la Présidente, ont été déclaré.e.s « cas contact ».
Particulière sur le fond aussi, tant les rapports qui nous étaient présentés semblent totalement déconnectés de l’urgence sanitaire, économique et sociale.
Après les mesures, insuffisantes à bien des égards, qui ont été adoptées dans le cadre du premier plan de relance de la majorité en juin, nous espérions un sursaut de l’action régionale.
Il n’en fut rien. 
Pendant ces trois mois la crise s’est aggravée, la situation sociale s’est dégradée. Les inquiétudes pour l’avenir de nos industries se sont accrues. Pourtant, 3 mois après, la majorité régionale est revenue devant nous sans aucune action nouvelle.
Face à la détresse du secteur associatif, elle refuse l’amendement que nous avons déposé, qui aurait permis d’ouvrir le Fonds territorial résilience, sous-consommé, à ces structures dont la survie est aujourd’hui très incertaine.
Face aux profondes difficultés qui frappent nos TPE-PME et nos filières industrielles, elle échoue à proposer une trajectoire de transformation qui permette de soutenir l’activité et l’emploi en Pays de la Loire tout en prenant enfin, réellement, le tournant de la transformation écologique.
Face au décrochage scolaire qui concerne aujourd’hui tant de jeunes, elle renonce à s’engager avec force 
pour éviter à tout prix que cette « génération covid » ne devienne une génération sacrifiée.
Cette session budgétaire, qui s’inscrit dans la continuité d’une gestion régionale classique « comme si de rien n’était », nous laisse dans une grande incompréhension et une vraie inquiétude quant au projet de la droite régionale pour nos territoires.
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